Lubna :Oui a la différence non a l’indifférence

24 avril, 2008

témoignages….

 Ce témoignage je l’ai eu après de nombreux coms échangés…A 16 ans comment cette jeune femme peut t’elle croire encore en la compassion , la compréhension….????

Je n’ai + de ces nouvelles depuis quelques jours…si elle me lit qu’elle me contacte…

J’ai été à l’hôpital psychiatrique pendant 2 mois. Je faisais des crises d’angoisses. En fait, à mes cinq ans et demi, j’ai commencé à avoir des conjonctivites. Si tu préfères, mon blanc de l’oeil devenait rouge. Ma mère et moi sommes allées voir l’ophtalmo qui m’a prescrit des gouttes qui n’avaient aucun effet. Nous sommes retournées voir l’ophtalmo qui a dit que je me frottais peut-être les yeux. Or, je ne les frottais pas. Ma mère qui ne supportait pas de voir mes yeux dans cet état a dit que je me frottais les yeux exprès pour lui faire du mal. Là a commencé la maltraitante. A mes six ans, elle a commencé par me battre à chaque moment qu’elle le pouvait avec une chaussure. Elle me frappait dès qu’elle me voyait. Puis, à mes sept ans, elle me douchait en plus à l’eau glacée et m’attachait les mains et avant-bras pour dormir. A mes neuf ans et demi, ma mère m’a enfin permis de me laver toute seule et, dès ce moment, les conjonctivites se sont éteintes. Apparemment, elles venaient du savon dans les yeux que ma mère me mettait quand elle me lavait. En plus, ma mère avait un rapport amour-haine avec la propreté : elle ne se lavait que deux fois par semaine, sauf le visage qu’elle se lavait tous les jours, mais passait trois quarts d’heure à se savonner. Elle me disait qu’il fallait passer 24 coups par zone du corps. Elle ne se lavait pas les mains après être allée aux toilettes, se changeait de vêtements et sous-vêtements deux fois par semaine, mais se lavait les mains avant de prendre un vêtement dans l’armoire, dépoussiérait les achats de ses courses centimètre carré par centimètre carré. Interdiction de s’asseoir sur la couverture de mon lit. Se laver les mains avant de faire le lit, ne toucher les draps et la couverture qu’avec les mains. Si jamais un drap effrolait mon avant-bras, malheur! Et je n’avais pas le droit de me laver plus de deux fois par semaine. A mes onze ans, elle m’a fait faire un régime sous prétexte que j’avais encore mon ventre de bébé, bien que du reste j’étais mince. En trois mois, je suis passée de 32 kilos qui était un poids normal à 25 kilos où j’étais trop maigre. Heureusement que ma prof de danse l’a secouée ! Avec ma mère, je ne pouvais pas me faire d’amis, elle croyait toujours qu’ils nous voulaient du mal et le moindre de défaut qu’elle observait chez eux était prétexte pour m’empêcher de leur parler. Pendant ce temps, mon père ne faisait rien pour nous aider. Il était témoin, mais laissait faire. Si j’avais moins de dix-sept et demi en français, moins de dix-sept en espagnol, moins de dix-sept en maths… mon compte était bon, soit par mon père, soit par ma mère. A mes douze ans, mes parents se sont séparés, mon père étant avec une nouvelle femme. J’ai demandé à mon père si je pouvais vivre avec lui car lui, au moins, ne me maltraitait pas. Il m’a dit : “hors de question.” A mes treize ans et demi, ma mère a en plus cru qu’on mettait des caméras chez elle et des micros pour nous surveiller. Puis, ça a été les nanotechs. Alors, à mes quatorze ans et demi, j’en ai parlé à la vie sco de mon lycée. A un mois de mes quinze ans, ma mère commençait à avoir des attitudes qui me rappelaient le temps où elle me battait. Mon lycée a alors fait un signalement. Je suis allée une semaine à l’hôpital général à cause de mes crises de spasmo. Puis, j’ai été placée en famille d’accueil. Je n’arrivais plus à me savonner, du coup, la dame de la famille d’accueil me le faisait. Ensuite, à mes quinze ans et demi, j’ai été en hosto psychiatrique à l’unité des ados, pendant 2 mois. Puis, j’ai réussi à me laver toute seule.
Ces deux mois d’hosto ont été aussi horribles que pour vous. Je vous comprends, vous avez beaucoup de courage. Aujourd’hui, j’ai seize ans et je vais mieux. Je suis en foyer, mais le 30 juin, je pars chez mes grands-parents paternels jusqu’à ma majorité. Ma mère avaitr aussi coupé les ponts avec eux et avait convaincu mon père d’en faire de même. Je vous admire beaucoup, vous avez beaucoup de courage.

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